31 janvier au 5 février

31 janvier

On a des amis au ranch! Ils sont arrivés hier soir. Une famille rencontrée grâce à Facebook. Les similitudes sont nombreuses entre nos deux familles, comme Michel en fait mention sur son blog. Les enfants jubilent, les nôtres du moins, qui sont carrément en carence d’amitié.

Ils sont en Floride pour visiter et aider sur des fermes bio. On tâte le terrain pour essayer cette voie nous aussi… on verra!

Les enfants passent l’avant-midi en compagnie des chevaux à nettoyer l’écurie avec Marianne et Ève (10 et 9 ans) ou à jouer avec Maxime (7 ans) sur le tas de sable ou au Lego.

Puis, les deux motorisés se suivent pour se rendre à la plage Englewood.

Puis, les deux motorisés se suivent pour se rendre à la plage Englewood. 18 pieds dans le sable!

L’eau est froide mais ça n’empêche bien sûr pas Léo de se baigner (avec son wet suit). Charlotte et Maxime aussi se trempe plus que les pieds.

L’eau est froide, environ 62 degrés, mais ça n’empêche bien sûr pas Léo de se baigner (avec son wet suit). Charlotte et Maxime aussi se trempent (un peu plus que les pieds) dans l’eau.

On soupe sur la plage, dans la quasi noirceur, et on se rappelle que nous sommes bel et bien le 31 janvier…

Nos chemins se séparent… Ils partent vers Orlando pour une nouvelle aventure!

De notre côté, on arrive trop tard au Oscar-Scherer State Park où nous avons notre réservation : la barrière est fermée et nous n’avons pas le code. Je n’ai pas pensé appeler…

On se retrouve dans le stationnement d’un petit centre d’achat où un employé nous réveille en plein milieu de la nuit avec un souffleur à feuilles à essence! Oh là là, le bruit de cette machine infernale. C’est pire qu’une machine à pop corn, je vous l’assure 😉

1er février

Courses et arrivée au camping! Yé! C’est beau et nous sommes à 15 minutes d’une plage 🙂

Alex et les enfants vont au module de jeux et au lac pendant que je me repose un peu (la nuit avec le souffleur de feuilles a été dure pour moi!).

Je les cherche dès la fin de ma sieste mais, puisque je ne les trouve pas, je m’en vais dans un sentier en vélo où j’aperçois une tortue puis une autre. Elles se cachent dans leur coquille dès mon arrivée et c’est assez comique à voir. J’espère en revoir avec les cocos!!

Je les cherche dès la fin de ma sieste mais, puisque je ne les trouve pas, je m’en vais dans un sentier en vélo où j’aperçois une tortue… puis une autre! Elles se cachent dans leur coquille dès mon arrivée et c’est assez comique à voir. J’espère en revoir avec les cocos!!

Dodo : Oscar-Scherer State Park, site 28, 26$/nuit

2 février

Il n’est pas encore 8h qu’on part à la plage 🙂 Nokomis Beach.

La brume est encore bien présente sur le camping, on ne voit pas le ciel. Mais, qu’à cela ne tienne, Miss Météo annonce une belle journée! Par contre, ce que je n’avais pas vu, c’est l’avertissement qui venait sur la même page que la belle météo : Red Tide… efflorescence algale en français. Prolifération d’une algue dans le golfe, Karenia brevis, pouvant causer des irritations aux yeux et au système respiratoire.

Plusieurs efflorescences algales produisent une toxine qui peut affecter la vie marine et les humains. En Floride, l’organisme causant les efflorescences, K. brevis, produit une neurotoxine pouvant affecter le système nerveux central des poissons et autres vertébrés et, ainsi, causer la mort.  L’action des vagues peut briser les cellules et libérer les toxines dans l’air, causant des irritations au système respiratoire.

Puisque je vois l’avertissement qu’une fois rendue dans le stationnement de la plage, on décide de tenter le coup tout de même. « Ce n’est peut-être pas si pire que ça?! ». On annonce aux enfants qu’on ne met pas nos costumes de bain cette fois, par mesure de précaution, on ne se baignera pas.

On cherche des coquillages. Ça pue un brin… il y a eu beaucoup de vent lorsque nous étions sur la côte est à Sebastian Inlet et la tempête a fait de petits dommages sur la côte ouest aussi : beaucoup de coquillages se sont échoués, ce qui fait en sorte qu’il y a eu plus de « rejets » qu’à l’habitude sur la plage dont des coquillages encore plein de mollusques qui se font cuire sous le soleil. Appétissant!

Un homme nous interpelle : « Cherchez-vous des dents de requin? » Hum… non?!?! Il nous montre ses trouvailles. Il semble que ce soit une plage reconnue pour ses dents de requin fossilisées. Hé ben dis donc!

Un homme nous interpelle : « Cherchez-vous des dents de requin? » Hum… non?!?! Il nous montre ses trouvailles. Il semble que ce soit une plage reconnue pour ses dents de requin fossilisées. Hé ben dis donc!

Ils sont trois frères s’adonnant à ce hobby. Ils nous montrent comment faire. Léo et Charlotte sont bien contents d’en trouver! Léo le philosophe : « Moi c’est à la première que j’étais le plus excité! Après… bof, c’est pas aussi excitant non? » Bref, on se tanne et je ne pense pas qu’on en fera notre loisir préféré. Mais ça met la vie, notre vie, en perspective de savoir depuis quand ces dents se font brasser dans la mer : entre 1.8 à 65 millions d’année. Wow. Je ne suis pas certaine que les enfants mesurent toute l’ampleur de ce chiffre. Faudrait leur illustrer sur une graaaaaaaande échelle du temps. Nous en avons trouvé 126! Avec l’aide des trois frères… avec nos propres yeux, c’est probablement plus une vingtaine que nous avons dénichées parmi les coquillages. Il faut avoir l’oeil. Certaines ne ressemblent plus à des dents mais on reconnaît quelques éléments comme la racine ou la façon dont la dent est polie.

Ils sont trois frères s’adonnant à ce hobby. Ils nous montrent comment faire. Léo et Charlotte sont bien contents d’en trouver! Léo le philosophe : « Moi c’est à la première que j’étais le plus excité! Après… bof, c’est pas aussi excitant non? » Bref, on se tanne et je ne pense pas qu’on en fera notre loisir préféré. Mais ça met la vie, notre vie, en perspective de savoir depuis quand ces dents se font brasser dans la mer : entre 1.8 à 65 millions d’année. Wow. Je ne suis pas certaine que les enfants mesurent toute l’ampleur de ce chiffre. Faudrait leur illustrer sur une graaaaaaaande échelle du temps.

126 dents... qui ne ressemblent pas toutes à des dents.

Nous en avons trouvé 126! Avec l’aide des trois frères… avec nos propres yeux, c’est probablement plus une vingtaine que nous avons dénichées parmi les coquillages. Il faut avoir l’oeil. Certaines ne ressemblent plus à des dents mais on reconnaît quelques éléments comme la racine ou la façon dont la dent est polie.

Alex sent un petit quelque chose dans la gorge, ça pique. Un des monsieurs ramasseurs de dents de requin aussi. Effet de la Red Tide? Nous hésitons (ou j’hésite) à poser cette conclusion qui me semble hâtive.

On s'amuse tout de même sur la plage avec notre jeu de mancala éphémère.

On s’amuse tout de même sur la plage avec notre jeu de mancala éphémère.

Peu de temps après être revenus sur la plage, après notre dîner, je sens moi aussi ma gorge qui pique, puis mes yeux… surtout après une bonne bourrasque de vent apportant l’embrun empli de cette algue maléfique et microscopique! On demande souvent aux enfants s’ils vont bien. « Oui oui! On peut aller se baigner maman? »

– Non, on va plutôt partir!

– Nooooooooon.

🙁

À ce qu’on nous a dit, ces efflorescences durent en général 3-4 jours. En plein au moment où Miss Météo se décide à nous envoyer des 25-26 degrés.

Déception.

3 février

On ne regarde même pas si les avertissements de Red Tide sont encore en vigueur, on profite de la belle journée au parc. Sentiers, lac, vélo, marche, modules de jeux.

On ne regarde même pas si les avertissements de Red Tide sont encore en vigueur, on profite de la belle journée au parc. Sentiers, lac, vélo, marche, modules de jeux.

J’attends encore le moment où je croiserai 2 tortues mais avec les enfants cette fois! C’est plutôt un serpent que l’on croisera sur notre chemin. Nous avons bien failli l’écraser, nous l’avons pris pour une branche j’imagine! Il est assez mince faut dire. On fait le saut tout de même quand on croise un serpent, peu importe sa taille.

J’attends encore le moment où je croiserai 2 tortues mais avec les enfants cette fois! C’est plutôt un serpent que l’on croisera sur notre chemin. Nous avons bien failli l’écraser, nous l’avons pris pour une branche j’imagine! Il est assez mince faut dire. On fait le saut tout de même quand on croise un serpent, peu importe sa taille.

4 février

Sur une affiche des activités au parc, on a vu un déjeuner « Pancake and sausage » au profit des amis du Oscar-Scherer State Park. Allons-y! Pourquoi pas! Hum… j’aurais dû me méfier de Aunt Jemima. Ce n’était pas siiiii mal mais ça nous fait apprécier nos petits déjeuners santé de la maison!

Sur une affiche des activités au parc, on a vu un déjeuner « Pancake and sausage » au profit des amis du Oscar-Scherer State Park. C’est ce matin, allons-y! Pourquoi pas!
Hum… j’aurais dû me méfier de Aunt Jemima. Ce n’était pas siiiii mal mais ça nous fait apprécier nos petits déjeuners santé de la maison!

On parle à des québécois qui nous disent être allés à la mer hier et ne pas avoir ressenti de symptômes. Je regarde sur mon application météo pour savoir si l’avertissement y est toujours : non! Partons, la mer est belle!

En 10 minutes, nous sommes prêts à partir. C’est bien un des avantages de voyager en motorisé. Tout nous suit alors ni lunch, ni bagages à préparer. Pour des gens qui ne planifient pas tellement à l’avance, comme nous, cet aspect est bien pratique et parfait pour l’improvisation!

Direction Siesta Key Beach : la plage #1 aux USA. Après avoir vu la 2e plus belle plage à Bahia Honda, nous étions bien curieux de voir la 2e! Je me demande bien quels sont leurs critères, je ne suis pas sûre que ce soient les mêmes que les miens. C’est bien beau, plage de sable blanc, fin et sans grumeaux, sans relief aussi. Moi, j’aime les dunes, les palmiers près de la mer (c’est bien avoir de l’ombre, non?), les crabes, les oiseaux, les vagues, les rochers même où plein de vies marines se retrouvent.

Direction Siesta Key Beach : la plage #1 aux USA. Après avoir vu la 2e plus belle plage à Bahia Honda, nous étions bien curieux de voir la première! Je me demande bien quels sont leurs critères, je ne suis pas sûre que ce soient les mêmes que les miens. C’est bien beau, plage de sable blanc, fin et sans grumeaux, sans relief aussi. Moi, j’aime les dunes, les palmiers et cocotiers près de la mer (c’est bien avoir de l’ombre, non?), les crabes, les oiseaux, les vagues, les rochers même où plein de vies marines se retrouvent.

Tout de même, c’est joli. Mais… dès la sortie du motorisé, la Red Tide se fait sentir 🙁
La toux, les yeux qui piquent. L’air salin n’est pas aussi revigorant qu’à l’habitude, ça c’est sûr.

On décide d’aller voir quand même, tant qu’à être rendu là après 30 minutes de route. J’entends plusieurs personnes tousser sur la plage. Les narines qui piquent. La peau, même, dans certains cas, comme Alex.

Nous avons la confirmation une fois rendus près de l’eau : beaucoup de poissons morts. Cause : Karenia brevis, qui paralyse le système respiratoire des poissons. Par chance qu'on ne parle que d'irritations dans le cas des humains.

Nous avons la confirmation une fois rendus près de l’eau : beaucoup de poissons morts. Cause : Karenia brevis, qui paralyse le système nerveux des poissons. Par chance qu’on ne parle que d’irritations dans le cas des humains! On ne s’aventurera pas à manger des fruits de mer locaux par contre… c’est un autre effet de la Red Tide : empoisonnement dû à l’ingestion de mollusques (surtout les mollusques filtreurs) contaminés.

Ok les enfants, on part!

« nooooooooooooon! »

🙁

Un gros et attrayant module de jeux qu’ils n’ont même pas pu essayer en plus.

De retour au parc, nous allons dans les sentiers en après-midi. On observe le nid des aigles à tête blanche, Bald Eagle. Hé oui, l’emblème américain est devant nos yeux. Espace de nidification en cette saison hivernale, ils reviennent ici à chaque année. Dans un grand pin, un nid assez grand pour qu’on le voit d’assez loin (je ne suis pas très bonne avec l’évaluation des distances ou des mesures 😉 ). Puis, avec les jumelles de Léo, on peut voir des oiseaux dans le nid que les enfants voient ensuite s’envoler avec leurs grandes ailes de 6-7 pieds d’envergure! J’ai raté ça… je devais surveiller les serpents…

5 février

Retour d’un front froid… nous partons faire nos petites expéditions dans les sentiers avec plusieurs épaisseurs. Nous sommes les premiers dans le sentier, on voit des traces de cougar (probablement). J’aimerais bien en voir un! Un campeur nous dit qu’il en a vu un dans le camping, près des toilettes! Hé ben… faudrait que nos deux petits mousses puissent arriver à parler un tantinet moins fort et on arrivera peut-être à voir un de ces gros félins 😉

Même si on ne va pas à la plage, on trouve de jolis coquillages dans un tas de terre-sable laissé dans le stationnement. C’est pas croyable… il y a vraiment des coquillages partout en Floride. Et même des gros. Et ils doivent avoir quelques centaines de milliers d’année… c’est sûrement au moment où la Floride était recouverte par l’océan. Un géologue peut nous éclairer??

4 réflexions sur “31 janvier au 5 février

  1. J’aime beaucoup vous lire , vous suivre ainsi, cà me fait voir un ailleurs que je n’ai pas vue. Mélissa tu à une belle plume tes prises de (fotos) ( ici j’utilise le changement d’écrire certains mots promulgué par l’Académie Française.!)

    La suites

    c’est agréable de te lire. Ce sera une expérience enrichissante pour les enfants et leur donner le gout de l’exploration vers le savoir. Pour vous deux un dépaysement et repos qui est toujours salutaire. a la prochaine

    • Bien contente de vous compter parmi nos lecteurs 🙂
      Mais, je vous rassure : photos restera photos malgré que nénufar puisse maintenant s’écrire avec un f plutôt qu’un ‘ph’. Ça ne concerne pas tous les mots avec ‘ph’…
      On s’habituera bien vite 😉
      Mélissa
      xx

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