Downsizing… ou comment redevenir léger

Nous en accumulons des choses dans une vie. Nouvelle maison plus grande veut nécessairement dire nouveaux meubles pour aménager un coin lecture, un coin repas rapide, une salle de cinéma maison, une chambre d’amis… ou deux! Premier bébé rime avec beaucoup de choses à acheter. En plus de la traditionnelle chaise haute indispensable dans toutes les salles à manger, maintenant, pour asseoir bébé, il lui faut un transat, un bumbo, une chaise berçante, une balançoire électrique, un exerciseur,… Pour dormir, un parc, un moïse, un lit de co-dodo semblent maintenant primordial pour le confort de bébé. Lorsque, dans d’autres coins du monde, des familles se débrouillent avec un matelas déroulé au sol. Je n’envie pas leur niveau de confort mais je me demande si nous n’allons pas un peu trop loin dans notre démesure.

Nous sommes constamment à la recherche de nouveaux besoins à combler. La société des loisirs dont on nous promettait l’apparition lorsque j’étais toute petite a muté. Dangereusement. Nous sommes passés du rêve d’avoir plus de temps pour exercer nos loisirs ou du sport au rêve d’avoir plus d’argent pour consommer plus. Société de loisirs? Non. Société de consommation.

Bien que, pour certains, le magasinage semble être un loisir! J’en arrive à cette conclusion lorsque je vois les stationnements remplis de tous les centres d’achat, Ikea et autres hauts-lieux du magasinage : je me trompe ou bien des gens aiment passer une belle journée ensoleillée à acheter et dépenser?! Pour moi, c’est une corvée. Un mal nécessaire. Ça n’a pas toujours été comme ça mais mon envie de consommer diminue de plus en plus… contrairement à ma volonté d’avoir une empreinte écologique faible qui elle, ne cesse de grandir. Mais comment faire pour avoir un faible impact pour la planète lorsque tout nous pousse vers l’inverse? C’est une lutte constante, un déchirement entre notre envie d’obtenir une récompense instantanée par rapport à un désir plus profond de vivre de façon zen et en respect avec nos valeurs.

C’est quand on se débarrasse de tout (ou de beaucoup de choses) qu’on se rend compte que toutes nos possessions nous alourdissent. Pour notre projet, nous nous sommes demandés s’il était judicieux d’entreposer ce que nous possédions le temps de savoir où nous allions finir par atterrir à long terme. Notre conclusion : non. Ne plus avoir d’attachement matériel veut dire plus de liberté.

Simplement d’un point de vue monétaire, est-ce que ça vaut la peine de garder ce fardeau? Combien valent nos meubles, notre vaisselle, les vêtements que nous n’apporterons pas, les jouets des enfants, notre équipement de camping et de sport, nos livres, nos outils? En entreposage, gardez le tout représenterait des milliers de dollars. En plus d’un boulet dont il aurait fallu s’occuper, payer l’entreposage, payer les déménageurs et le transport une fois décidés, payer. Hé bien, on paiera de nouveaux meubles… usagés, bien sûr! Et le minimum requis. Notre minimum a changé depuis la dernière fois que nous avons aménagé.

Jusqu’à présent, après plusieurs annonces sur Kijiji, quelques aller-retour au Renaissance et deux ventes de garage, voici un petit aperçu de ce que nous n’avons plus… et puis, vous savez quoi? Rien de tout ça ne nous manque. En prime, on se sent un brin plus léger. Plus de légèreté à venir!

Vendus

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