Empowerment ou sortir de sa zone de confort

Ce mois-ci, j’ai relevé certains défis… parfois un peu malgré moi 😉
Je suis sortie de ma zone de confort.
J’ai eu envie de dire un peu plus souvent : « OUI! ».  Je ne suis pas experte mais oui, je veux essayer. Ce ne sera pas parfait mais oui, je veux essayer. Me débrouiller plus par moi-même. Empowerment.

Nous sommes souvent notre plus grand ennemi qui nous auto-critique sans cesse, nous bloque, nous empêche d’essayer autre chose ou de voir plus loin. S’il y a une chose que j’aimerais que mes enfants intègrent pleinement, c’est quand on veut, on peut! Et aussi « Rien n’est impossible à ceux qui tentent » (A. Le Grand) !

De petits pas pour moi mais, peut-être, j’ose l’espérer, un grand pas pour leur cerveau en développement qui se modélise.

  1. J’ai fait de la couture. C’est en général à ma mère que je confie cette tâche ou à une amie qui m’a gentiment offert de faire nos rideaux pour le motorisé ou à mon ancienne voisine couturière! Il ne m’était même jamais venu à l’idée de m’essayer… Alex essayait bien de me dire que nous serions capables mais je ne me voyais pas faire ça moi des housses de coussins pour nos banquettes. « Je sais que je vais coudre tout croche! » Il était prêt à le faire lui-même, bien entendu, si vous connaissez Alex, ça ne vous surprendra pas 😉 Mais avec tout le travail à abattre sur le motorisé avant notre départ l’an dernier, je savais qu’il n’allait pas avoir le temps pour nos rideaux!
    Mais là… rien ne nous pressant tant, j’ai décidé de m’y mettre pour des petites babioles dans le motorisé. Des pochettes pour nos liseuses, d’autres qui font office de table de chevet pour garder certains trucs à portée de main, un sac qui s’enroule pour nos petits instruments de musique qui se multiplient ces temps-ci et même un rideau pour notre garde-robe remodelée.

    Une des pochettes : pour Léo près de son lit!

    Une des pochettes : pour Léo près de son lit!

  2. Au Marché aux Puces de St-Eustache (tout un voyage aller là!), nous nous assoyons près d’un groupe de Mexicains. Alex me donne le défi d’aller leur jaser ça. Ok GO! 🙂
    L’espagnol est rendu loin… ça fait près de 15 ans maintenant que j’ai appris cette langue pour mon stage au Chili mais les occasions de jaser en espagnol ne sont pas courantes. J’ai tout de même réussi à converser un peu.
    Des travailleurs temporaires dans des champs du coin. J’ai réussi à leur demander s’ils étaient bien, si leur condition de travail et de vie étaient correctes. Sans hésitation, ils m’ont répondu que oui. J’étais rassurée… ce n’est pas toujours le cas et ça me tenait à coeur de m’assurer qu’ils étaient bien. On se lie d’amitié rapidement en voyage après tout 😉
    Je leur ai aussi demandé ils venaient de quelle région : l’un d’eux habite tout près de la Réserve de biosphère du papillon monarque de l’Unesco, j’en ai donc profité pour lui demander si les routes étaient belles dans son coin de pays! 😉
    Joindre l’utile à l’agréable.
    Bon, je suis rouillée, j’ai d’ailleurs demandé s’ils devaient parler plus lentement pour que je réussisse à les comprendre et, comme je m’en doutais, la réponse est SI si, muy despacio.
    Pas grave, défi relevé avec succès… quand même.
  3. J’ai conduit le motorisé à un endroit où je n’aurais jamais décidé par moi-même de conduire la bête. Quand je conduis, ce n’est jamais dans un rang de campagne tranquille. Non. C’est à l’heure de pointe sur l’autoroute de contournement autour de Washington, 4 voies congestionnées. C’est à Québec, une ville où j’ai rarement mis les pieds et où je n’avais jamais conduit.
    Après ces expériences quelque peu stressantes, je me disais que ce serait chouette de conduire sur un chemin que je connais bien… pour une fois! L’Univers m’a entendu… et m’a permis de relever le défi là où je n’aurais jamais voulu conduire : traverser le pont-tunnel Lafontaine + la 40 jusqu’à Ville St-Laurent, où les routes sont un véritable casse-tête, avec de la construction et des cônes oranges partout. J’avais les mains moites, j’vous dis pas! Ah mais je la connais bien cette route pourtant 😉
    Ça finit quand même bien : aucune tôle froissée.  😉
  4. Un autre défi plus intellectuel celui-là : lâcher-prise et tasser le perfectionnisme. Sortir de ma zone de confort exige nécessairement que je me batte contre mon perfectionnisme et que j’accepte de lâcher-prise un peu, beaucoup, passionnément.
    Mes coutures sont croches. Pis?!
    Lâcher-prise. Même que je me suis permise d’être tout de même contente du résultat. 1-0 pour moi dans ma joute contre le perfectionnisme.
    Je ne me sens pas encore super à l’aise de conduire le motorisé. Pis?? Est-ce que je veux que ça dure ou j’aimerais un jour me sentir dans mon élément derrière le volant?
    Il faut essayer, essayer encore, même au risque d’échouer puis se relever. C’est ce que je tente d’inculquer à mes enfants lorsqu’ils se laissent abattre alors je dois donner l’exemple, non? 😉

Ce mois-ci, j’ai réussi à laisser tomber ma belle idée de perfection dans un projet qui me tient vraiment à coeur : un tableau noir dans notre maison sur roues. Un tableau noir que j’ai finalement réussi à finaliser. J’allais y écrire une citation avec mon nouveau crayon exprès pour mon beau tableau noir acheté exprès chez DeSerres quand Léo m’a dit : « Je veux l’écrire! » ….

J’ai eu un moment d’hésitation, je l’avoue. C’était MON tableau, comprenez. Je voulais… je sais pas… le baptiser, le faire moi-même, m’appliquer avec ma plus belle calligraphie , prendre une belle photo et vous montrez ça.

Puis, j’ai vu le ridicule de mon perfectionnisme. Deux secondes, éclair de lucidité. « Eille, ton fils veut écrire sur le tableau. T’attends quoi? »

Super bonne idée Léo!!!

« Mais moi aussi je veux écrire! » Charlotte se sent lésée et réclame son dû!

Nous avons donc regardé des citations et, ensemble, nous en avons choisie une. Léo s’est bien appliqué avec quelques soupirs lorsque je lui donnais quelques conseils (bon d’accord, la prochaine fois, je lâche prise pour vrai 😉 ). Charlotte a fait un beau dessin, ça lui convenait.

« Celui qui tombe et qui se relève est bien plus fort que celui qui ne tombe jamais. »

« Celui qui tombe et qui se relève est bien plus fort que celui qui ne tombe jamais. »

Vous savez quoi?
Il est tellement plus parfait NOTRE tableau noir.

Charlotte s’entraîne à lire la citation (ou à l’apprendre par coeur, c’est selon 😉 ), Léo se questionne sur le sens profond de sa signification et y fait référence une fois de temps en temps pour mieux se relever.
Et moi, je savoure ma récente victoire… 2-0 pour moi dans ma bataille contre mon perfectionnisme.

Puis, ça me laisse plus de temps pour jouer dans les feuilles 😉

2 réflexions sur “Empowerment ou sortir de sa zone de confort

  1. Ce qui est génial avec le lacher prise c’est qu’en général on en tire des bienfaits rapidement. Comme le fait de dire oui. Bon il faut avoir déjà essayer, mais contre 10 secondes d’angoisse totale, on peut avoir ensuite 14h (ou plusieurs années, pour un voyage que j’ai fait), de confiance en soi boosté au maximum.
    Bonne continuation dans tes balades hors zone de confort.

    • Tu as bien raison! Il faut simplement s’en rappeler au bon moment 😉
      Merci pour ton message! Bonne continuation à toi aussi!

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