Texas

Première conclusion : c’est un état génial pour faire du boondocking! On peut se stationner presque partout (et même sur la plage, le rêve !!!!) sans se soucier de se faire sortir de là. C’est reposant de ne pas voir autant d’affiches No Overnight Parking qu’ailleurs.

Deuxième conclusion : il ne fait pas très chaud au Texas… même l’automne. Nous avons sorti nos tuques à quelques moments! Imaginez l’hiver…

Arrêt utilitaire : Winnie
Une toute petite ville où nous avons uniquement visité la buanderie et le parc de la ville où nous pouvions faire du boondocking (après avoir eu l’autorisation de la « mairie »), remplir l’eau, vider nos réservoirs d’eaux usées et couper tous les cheveux.

Coupe de cheveux dans le parc de la ville… avec divertissement inclus.

Nous étions avec une autre famille, Rouler sa vie. C’est souvent plus intéressant à plusieurs. C’était particulièrement le cas dans ce parc puisqu’un grand module de jeu s’y trouvait et les enfants s’y sont bien amuser.

(Dernière parenthèse petit chien : c’est à cet endroit que nous avons annoncé notre petit chiot pour lui trouver une nouvelle famille! Mission réussie grâce à Craigslist Houston! La famille adoptive a roulé près de deux heures pour venir le chercher…  c’est dire à quel point il était mignon 😉 )

Choc culturel sur la côte

Nous avons ensuite bifurqué vers la côte pour aller voir la mer.

Ce qui nous frappe le plus sur la route : les puits de pétrole, l’odeur des raffineries et leur immensité. Nous sommes clairement au pays de Trump. « Let’s make America great again. » C’est un brin décourageant de voir la place que l’automobile occupe toujours et encore aux États-Unis. C’est encore bien pire au Texas.

Bienvenue au Texas. Puits de pétrole et raffinerie.

Des lave-autos gigantesques, des restaurants drive-in, des pharmacies à l’auto et même des banques à l’auto! C’était d’ailleurs probablement bien drôle de me voir marcher dans les allées extérieures de la banque à la recherche d’un guichet normal, comme je les connais, c’est à dire avec des pitons et une machine qui gobe ta carte. Les guichets d’une banque à l’auto, c’est en fait un téléphone grâce auquel tu peux communiquer avec un employé à l’intérieur qui procède à tes requêtes téléphoniques. Il y a aussi tout un système de tuyaux pour, je présume, recevoir les sous ou tes chèques à déposer ou te renvoyer ton carnet (je ne l’ai pas vu en action la banque étant fermée, mais je suppose que les tuyaux sont pour ça).

Le boondocking sur la plage

Nous avons visité quelques plages où nous pouvions dormir gratuitement (voir la liste plus bas!).

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À l’une d’elle, la marée monte trop haut, nous devons partir. J’ai toujours la crainte qu’on reste pris dans le sable, j’ai lu à quelques endroits que ça arrive parfois et qu’on peut s’attendre à payer cher de remorqueuse si ça nous arrive. Je n’y tiens pas!

Alex décide de se stationner dans le chemin mais il passe dans le sable mou… et le motorisé s’enlise. Les pneus avant poussent le sable plutôt que de donner la direction, aucun moyen de tourner pour sortir de la zone « sable mou ». En tout cas, le motorisé n’en sort pas du premier coup. Me voilà qui panique. Oh non oh non! Puis, j’ai pris une grande respiration, j’ai laissé Alex se sortir de là, creuser, réessayer, creuser… il a réussi. Fiou! C’est pas que j’en doutais là mais quand tu vois les roues de ton motorisé s’enliser dans du sable, ce n’est pas nécessairement rassurant.

C’est tout de même à cette plage que je me suis baignée pour la première fois alors, je ne regrette pas notre passage au Bryan Park Beach!

Le froid nous a ensuite poussé plus vers le sud : South Padre Island, le plus au sud du Texas là où un petit micro-climat dit sub-tropical se crée. Nous avons pu profiter de la plage 5 jours : Léo était aux anges avec son Body Surf et Charlotte s’aventure de plus en plus loin avec ses flotteurs. Ils n’ont pas perdu leur envie d’être dans l’eau.

Par contre, des man-o-war étaient présentes elles-aussi dans l’eau et une vlimeuse a touché Léo à la main et le bras d’un petit ami voyageur québécois… ça semble faire mal. Léo pleurait à chaudes larmes. Ouille le coeur de maman!

J’ai fait la mauvaise chose en plus : mettre de l’eau douce! Non non, il faut rincer abondamment mais à l’eau salé. Soyez en sûr : je vais m’en souvenir! Appliquer une pommade de bicarbonate de soude et vitamine C en poudre peut aussi aider. Et prendre beaucoup de vitamines C. Vous êtes avisés. Nous avons maintenant ceci dans notre trousse de premiers soins!

À South Padre, nous avons pu recharger nos batteries (au propre comme au figuré) pour les jours à venir : Padre Island où il annonçait froid et gris.

Nous nous y rendions pour une bonne raison : neuf familles québécoises s’y réunissaient! Vingt-sept enfants entre 9 mois et 13 ans. Léo et Charlotte étaient vraisemblablement en manque de jeux avec des enfants de leur âge! Nous les avons à peine vu nos deux cocos durant ces quelques jours passés avec eux 🙂

La rencontre avait comme but de planifier la suite d’un voyage : la plupart des familles se rendant au Mexique dans les jours suivants. Nous devions d’ailleurs les suivre et avons décidé d’attendre un peu. Un autre projet nous attend peut-être…

Notre séjour au Texas a tout de même été marqué par bien des questionnements de notre part! Merci d’ailleurs à toutes les personnes que nous avons croisés de m’avoir supportée pendant cette période! Hihihi! Apparemment, je ne supporte pas vraiment bien d’avoir la possibilité de nous retourner sur un 10 cennes… ou alors, c’est de ne pas savoir quoi choisir qui m’embête! Plus de zen, plus de méditation, plus de yoga : ma solution pour les prochains jours.

À suivre!

** Plus de détails concernant les plages où nous avons dormi, du nord au sud :

– À Bolivar Peninsula. Il faut acheter un permis au coût de 10$ pour avoir la possibilité de rouler et de se stationner sur la plage, à acheter dans un commerce participant. Nous l’avons pris au Market Basket, épicerie sur Gulfway Drive.
– À Quintana, au bout de la route 750 : Bryan Beach Park. Gratuit sans permis. Mais c’est à cet endroit que la marée est montée un peu trop et nous nous sommes réfugiés au stationnement du jetty sur la 2nd Street près du Quintana Beach County Park.
– À Port Aransas. Permis nécessaire aussi : 12$ annuellement pour pouvoir y dormir 3 jours consécutifs dans une période de 21 jours. Ce n’est pas le meilleur deal! Il y a une plage gratuite un peu plus bas : Mustang Island (Access Road 2 (Marker 99) south 2mi to Mustang Island jetty). Mais si Port Aransas vous intéresse, le permis doit être acheté à l’accueil du camping Nueces County Park. La plage accessible par le permis est plus au sud du jetty sur Port Aransas Beach Road… logique non? 😉
– À Padre Island National Seashore, un « camping » sans service un peu cordé mais la plage est juste à côté pour 8$ la nuit.
– À South Padre Island, permis 30 jours pour 25$ à acheter à l’accueil du Isla Blanca Park. Avec ce permis, il est possible, en théorie, de dormir sur la plage aux accès 5 et 6 (plus au nord)… les mots « en théorie » sont importants ici : encore une fois, la marée montait trop pour qu’on puisse profiter de cet avantage du permis.  Mais un stationnement (à l’accès 5) est à la disposition des campeurs pris au dépourvu à la vue de la marée montante : 15$ la nuit. Nous avons pu en profiter gratuitement deux nuits avant qu’un employé s’aperçoive que nous y étions en ne payant rien : un policier nous avait ouvert la barrière, je ne me sentais donc pas tellement en infraction.
Les autres nuits dans cette région, nous avons dormi au Walmart à Port Isabel et profité des stationnements au Isla Blanca Park à la pointe de l’ile : on peut y entrer avec le permis de 6h à 23h. Belle plage et un petit musée intéressant pour les enfants.

2 réflexions sur “Texas

  1. Toujours intéressant de vous lire. Vous suivez vos envies et votre voix intérieure et c’est bien. Comme vous dites, le Mexique sera pour un prochain projet. Merci pour cette liste à la fin. Je prends des notes en vous lisant. En décembre 2018 mon mari prendra sa retraite et nous partirons pour plusieurs mois. Votre voyage nous inspire.

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