Traversée vers les Bahamas

Nous étions stressés. Avec environ 50 miles nautiques d’expérience, étions-nous prêts pour faire cette traversée? Probablement pas aux yeux de la plupart. Nous devions partir des États-Unis (notre séjour de 6 mois se terminant), Alex se sentait en confiance avec notre bateau (même s’il était nerveux), nous nous étions vraiment bien informés, plusieurs nous avaient aussi dit que ce n’était pas si périlleux que ça (« Sailing is not rocket science, it’s pretty simple! », « People cross the Gulf Stream all the time, even in Kayak! », « A few hours and it’s done! », « You see the big white material piece there? You just put it up the mast and you go! » ), nous avons observé la météo et les prévisions de vent. Tout semblait OK. Alors, let’s go, on y va.

Est-ce que j’aurais aimé avoir plus d’expérience à la voile? Absolument!
Avons-nous été téméraire? Non. Nous avons pris toutes les précautions nécessaires pour assurer la protection de notre famille. S’assurer que la météo était de notre côté : aucun fort vent du nord, attendre 24 heures pour que les vagues du Gulf Stream se calment après des vents de l’est, vérifier encore, s’assurer que le bateau est prêt, vérifier encore la météo. Nous étions en tout temps attaché avec harnais et laisse (« tether« ) assez courte pour s’assurer que nous ne tombions pas du bateau (oui c’est chiant 4 laisses dans un cockpit mais c’est le prix à payer pour se sentir en sécurité). Nous avons même acheté un bateau de sauvetage pour avoir la paix d’esprit (100$ usagé, une aubaine! Il n’est plus « certifié » mais il est là quand même et, à voir son état, je suis 100% sûre qu’il fonctionnerait). Je dois dire qu’Alex comprend très bien les principes de la voile. Moi, pas mal moins, chacun nos forces 😉 Mais ça fait que je me sentais assez en confiance avec lui à mes côtés.

Bref, nous sommes partis. Malgré notre peu d’expérience, malgré nos peurs.

Superbe journée! Voici le détail de notre traversée, découpée en trois jours, avec photos à l’appui. (C’est assez long comme récit alors si vous n’avez envie que d’un résumé, lisez sous les photos!)

Dimanche
Quelques jours avant, nous avions décidé de partir directement de Marathon vers Alice Town, Bimini aux Bahamas, 120 miles nautiques. Ce n’est pas conventionnel comme trajectoire : les gens partent d’un point plus au nord habituellement puisque la traversée est plus courte. Plusieurs nous avaient parlé de Biscayne Bay près de Miami ou de Rodriguez Key près de Key Largo (dans les Keys, 40 miles nautiques plus au nord).

Nous aurions donc quitté Marathon vers 13h le lundi pour faire une traversée de nuit et arriver aux Bahamas le lendemain durant les heures d’ensoleillement (très important d’arriver à un nouvel endroit à la clarté!). Nous calculions une traversée d’environ 24h à une vitesse de 5 noeuds.

Ça m’apparaissait très long. Très très long. Une seule personne nous avons conseillé de faire ce trajet. Certaines complications administratives nous faisaient dire que c’était une bonne idée.  Nous n’avions pas de cruising permit aux USA après s’être fait mal conseillé par un agent de la douane en janvier dernier : il faut apparemment ce permis pour naviguer d’un port à l’autre des États-Unis, il faut les appeler pour signifier nos intentions avant d’arriver dans une autre région. Nous avons su la semaine avant notre départ que nos papiers n’étaient pas en règle! Nous avions donc deux choix : soit nous dépassions notre séjour d’une durée habituelle de 6 mois pour faire les papiers et donc, nous devenions des illégaux aux États-Unis (avec risque d’y être bannis pour 10 ans!), soit nous prenions la fenêtre météo qui s’offrait à nous tout en prenant le risque de tomber sur des agents des douanes durant nos navigations et d’en subir les conséquences (nous nous étions fait dire qu’ils pourraient saisir notre bateau). Nous nous étions dit que nous avions moins de chance de se faire taper sur les doigts si nous ne naviguions pas beaucoup d’une région à l’autre des États-Unis et quittions le pays au plus vite.
Bref, probablement de mauvaises raisons mais elles étaient là, dans nos tête.

Puis, notre voisin de bateau, un capitaine de longue date sur des ferrys de plusieurs tonnes qui nous a toujours aidé et donné de bons conseils, nous conseille encore de partir d’un point plus au nord. Il explique pourquoi à Alex : le Gulf Stream est plus loin de Marathon mais il se rapproche de la côte plus au nord. Le plus vite nous nous trouvons dans le Gulf Stream, le mieux c’est puisqu’il nous aide à faire du chemin : le courant nous permet d’atteindre une vitesse entre 1 à 3 noeuds de plus. Il amène le bateau plus vers le nord, là où nous devons aller de toute façon.

Puis, pour moi, un argument de taille : avoir une bonne nuit de sommeil AVANT la traversée.

Alors voilà, le problème : nous sommes dimanche. La fenêtre météo sera ouverte de lundi à mardi, peut-être mercredi tôt en matinée mais elle se referme vite! Il faut se rendre à environ 40 miles nautiques plus au nord. Si nous voulons réussir à partir durant cette fenêtre, il faut partir… MAINTENANT!

Branle-bas de combat, nous devons terminer plusieurs trucs : derniers achats, vider le motorisé, aller le porter au storage, prendre une « dernière douche », un dernier lavage, remplir tous nos réservoirs d’eau, bien ranger le bateau.

Vidons le motorisé!

GO! Nous partons sur terre pour vider le motorisé mais, juste avant, nous mettons notre lavage dans la laveuse, Alex remplit les réservoirs d’eau et va tout de suite les porter au bateau. J’appelle le gars où nous avions prévu storer notre motorisé : il ne répond pas à mon appel ni à mes textos! Alex revient, nous vidons le motorisé pour mettre le tout dans le dinghy (à ramener au bateau à notre retour!). Je transferts le lavage dans la sécheuse, nous quittons pour nos courses! Nous laissons tomber des arrêts mais le principal est là : un gros sac de carottes bio, des choux, soixante oeufs, un poulet cuit pour des sandwichs, du pain, du lait. Ah oui! J’ai oublié de vous raconter ça : nous avons maintenant un gros frigo! (L’histoire du gros frigo à venir 😉 )

Un petit tour au Home Depot pour des pièces de rechange auxquelles nous n’avions pas pensé avant et au West Marine pour de la peinture « anti-fouling » que nous comptons appliquer durant notre voyage.

Ouf! De retour à la marina, nos vêtements sont secs depuis un bon bout de temps 😉
Nous revenons au bateau, rangeons le tout à la va-vite. Je rappelle le gars pour le storage : toujours pas de réponse! Plan B : une options plus chère mais ils sont ouverts eux, un garage de moto tout près. Il nous reste 1 heure avant de nous y rendre pour y laisser le motorisé. Go go go.

Nous retournons sur la terre ferme, pas question que le motorisé parte en storage sans que toute la famille lui dise bye! Nous le vidons des derniers items : allez hop! dans le dinghy pour notre prochain retour au bateau. Nous le roulons quelques minutes pour le laisser au garage, nous mettons nos vélos à l’intérieur, ils sont rouillés, c’est fou ce que l’eau salée fait au métal! Je ne suis pas sûre qu’ils seront encore utilisables quand nous reviendrons!

Bye motori!
À bientôt!

L’excitation nous prend. Nous revenons en marchant vers notre catamaran, officiellement notre nouvelle maison, notre nouveau mode de vie impliquera pas mal plus de marche. C’était bien pratique d’avoir le motorisé à côté! Maintenant, ce sera sur l’eau, à la marche ou des locations de véhicules sur roues!

18h30
Nous quittons la marina des sandwichs vite faits à la main. Sans dire au revoir à toutes ces personnes qui nous ont aidé ces dernières semaines. Snif!
Mais… l’excitation domine. L’aventure commence.

Charlotte s’occupe!

Alex a fait toute une réserve de noix de coco à la buanderie où nous allions. Une petite collation de noix de coco au soleil couchant.

Pour cette première soirée de navigation vers le nord (ou vers les Bahamas!!), nous nous disons que nous allons le plus au nord que notre énergie le permet. Notre réservoir d’énergie est toutefois déjà bien amputée avec toutes les choses que nous avons accomplies en cette journée! Le soleil se couche, je mets les enfants au lit, je doute qu’ils s’endorment bien avec le bruit de l’eau sous leur lit et les bang des vagues… mais ils s’endorment probablement en deux minutes, aucun rebond!

La navigation en soirée est difficile. Il faut surveiller les cages à crabe qui pullulent durant cette période de pêche : si une corde se prenait dans le moteur, ce serait un problème! Nous arrêtons après une vingtaine de miles nautiques. Nous sommes face à Long Key, un parc d’état où nous avons dormi de nombreuses fois durant la réparation du bateau à la Boat Yard! Nous trouvons ça bien drôle de nous retrouver là, face à tous les motorisés qui nous regardent.

Comme les enfants, je m’endors en trente secondes.

(Navigation de 20.6 miles, 4 heures, vitesse moyenne 5.4, max 10.8. Un peu de moteur.)

Lundi
4 heures du matin, notre ancrage devient inconfortable. Le vent vient d’une direction, les vagues de l’autre. Rolly, qu’ils disent en anglais.

Je continue à sommeiller. Alex se réveille et veut quitter au plus vite mais il n’ose pas me réveiller… sans savoir que je ne dors pas vraiment 😉
Nous partons donc dès que les enfants se réveillent (je n’ai pas le choix de me lever quand ils sont réveillés!). Nous regardons la météo. Encore une belle fenêtre météo pour la traversée! Mais ça s’améliorera durant la prochaine nuit et le lendemain.

Nous décidons donc de continuer vers le nord et nous verrons comment ça se passe. Direction : un récif qui se trouve tout près du Gulf Stream. Si ça nous dit, nous prendrons directement le Gulf Stream pour continuer de nuit ou alors… nous retournerons vers la côte.

Nous partons! Un départ difficile… Alex perd ses lunettes dans l’eau, elles tombent quand il remet le gouvernail en place. Puis, en allant monter la grand voile sur le dessus du bateau, il perd pied et tombe sur l’avant du bateau, là où nos ancres sont rangées! Plein de possibilités de gros bobos dans ce coin-là : se cogner sur les ancre, se casser un bras ou encore même pire, mais il a été chanceux dans sa malchance. Il aurait pu tomber par-dessus bord mais non, je lui avais fait remarquer 30 secondes avant qu’il perde pied qu’il n’était pas attaché. Heureusement, il s’était immédiatement attaché. FIOU!

En route, nous voyons des dauphins qui chassent! Ils sautent devant nous. Au moins une dizaine. Wow!

Dolphins Watch! Ils se nourrissaient tout près de nous, plusieurs ont sauté assez près (mais pas assez près pour la caméra 😉 ).

Joute de roche-papier-ciseau renouvelé par les enfants qui disent plutôt corail-poisson-osprey 😉
Alex a du mal avec les nouvelles règles.

Belle navigation avec du bon petit vent vers le récif mais pas tout à fait dans la bonne direction pour nous donc pas très rapide. Sans moteur sauf pour l’approche du phare près du récif. Nous aimons bien la tranquilité sans le bruit du moteur… dommage que ce ne soit pas possible en tout temps! (Durée de 3h40, 13 miles nautiques, vitesse moyenne 3.6, vitesse maximum 9.8 )

Alligator Reef. Mauvaise idée d’arrêter mais c’est beau pareil. Ça n’a pas l’air mais ça « swingnait » pas mal, c’est vraiment pire quand le bateau est arrêté et c’est là que le mal de coeur m’a pogné.

Mais rendu au récif, ouf. Rolly!
C’est magnifique, de l’eau turquoise, des poissons qu’on voit du bateau mais nous ne pouvons y rester très longtemps. En plus, le courant est assez fort et ce n’est pas très sécuritaire avec les enfants. Nous attachons nos trucs flottants pour être sûrs qu’ils ne partent pas et j’ai toujours une main sur Charlotte, Alex tient aussi Léo. Trop fatiguant, nous ne restons pas longtemps dans l’eau mais Léo a le temps de voir un barracuda avec un  hameçon dans la bouche! Probablement arraché d’une ligne à pêche…

Nous partons!
Je me sens mal, notre petite heure à cet endroit a été suffisante pour me donner mal au coeur :/
Maintenant, je me vois mal faire une traversée de nuit! En plus, on veut jeter un autre coup d’oeil vers la météo pour nous assurer que tout est ok. Nous repartons donc vers la côte.

Charlotte se sent moyen aussi alors je demande au capitaine si c’est ok qu’il reste seul sur le pont avec Léo, je vais me coucher avec elle. Méchante belle excuse 😉
Quand je me réveille, le bateau navigue vite. Je le sens même en étant en bas dans la coque. Je vais vite voir si tout est ok. 8-9 noeuds, vent de côté (en reach). Ouhlà! Nous n’avons jamais fait cette vitesse avec le bateau, Alex se demande même s’il ne devrait pas entrer un peu les voiles. Nous changeons un peu l’angle et le bateau reprend sa vitesse de croisière « habituelle » pour nous, soit 5-6 noeuds. Nous sommes tout près de l’ile où nous voulons prendre refuge pour la nuit : Rodriguez Key.

(Navigation de 20.2 miles nautiques en 3h40, vitesse moyenne de 5.5 et max de 9.8. Sans moteur. On apprend à connaître les possibilités de notre bateau avec LE bon vent.)

Nous nous ancrons sur le côté ouest de l’ile. Regard sur la météo grâce à nos données cellulaires : dernière chance pour les utiliser! Notre impression du matin est encore exacte : le vent s’améliore pour la traversée durant la nuit, devient vers l’ouest avec la composante nord qui disparaît. Nous traverserons donc le lendemain! Petit souper rapide et hop, au lit! Je mets une alarme (deux en fait pour être sûre!) à 3h20 du matin…

Mardi
Le vent change pour un vent de l’ouest durant la nuit alors je me réveille en plein milieu de la nuit avec le mouvement du bateau. 2 heures du matin, les alarmes sonneront dans 1 heure 20 minutes. Dernier regard sur la météo, tout semble ok pour nous!

Je prends un médicament contre le mal de mer (Meclizine). Je ne suis pas tellement fervente des médocs mais là, vraiment, je ne m’imagine pas du tout être non fonctionnelle durant la traversée! Je la prends donc une heure avant notre départ, comme recommandé. Je me rendors aussitôt.

Les alarmes sonnent un peu trop tôt pour moi 😉
Alex se lève dès la première sonnerie, même pas de snooze. C’est dire son état d’esprit! Il est nerveux. Je fais bouillir de l’eau pour un thé et un café dont nous ne boirons finalement qu’une gorgée, nos pots Masson (nos tasses!) se retrouvent tous les deux renversés dans le cockpit en moins de 15 minutes. Oups. Sur le coup, nous comprenons l’utilité des « cup holders » vendus dans tous bons magasins/rayons de bateau!

Tout va bien pour le départ (à part pour les dégâts de café/thé et le manque de caféine en résultant), malgré la noirceur. Alex et moi devenons des pros pour se donner des directives claires : moi à la barre, lui à l’avant du bateau (les lunettes bien attachées!) pour lever l’ancre. Les enfants ne se réveillent pas malgré le bruit du moteur, le bruit de la chaîne d’ancre (littéralement au-dessus de la tête de Charlotte qui dort comme une marmotte) et nos directives hurlées d’un bout à l’autre du bateau pour être bien sûrs que l’autre entende.

Les étoiles, 360 degrés autour de nous, sans nuage, sans lune. Vraiment impressionnant.

Puis, les premières lueurs du soleil apparaissent. Nous nous dirigeons vers le soleil levant.

Levé du soleil vers l’Est. En direction des Bahamas.

Puis, les petits yeux endormis de nos cocos apparaissent dans le cockpit. « On est en route vers les Bahamas? » Ouiiiiii! Yéééé!!!

Ta-Dam! Nouvelle invention de mon chéri qui était tanné de se faire demander, par moi : « mais il vient d’où le vent? ». Aaaaah… je vais m’améliorer 😉

Puis, la terre disparaît derrière nous.

Le temps passe, nous naviguons toujours toutes voiles sorties et au moteur. C’est bruyant mais bon… ça rend la navigation plus confortable avec la vitesse du vent et la direction puisque ça nous permet de nous diriger vers le nord-est et d’être en « reach » avec les voiles.

Nous sommes dans le Gulf Stream. Ce fameux courant, véritable fleuve océanique, craint par les navigateurs débutants! Nous ne le voyons pas vraiment arriver… même s’il est mentionné dans certains guides qu’on peut le voir mais nous savons qu’on s’y trouve : les vagues, leur direction, la profondeur, la température de l’eau. Et le bleu. Nous sommes entourés de bleu, sur tous les côtés, en haut, en bas. Bleu profond comme nous n’avons jamais vu.

C’est la première fois que nous sommes au milieu de nul part comme ça. Entourés d’eau, aucune terre en vue. C’est grisant! Et un peu inquiétant tout de même.

Nous voyons des poissons volants, un oiseau mort flottant dans les vagues, des ailerons qui nageaient plus loin (on soupçonne un requin mais comment savoir!), des petits oiseaux brun et jaune dont un qui est passé à travers notre cockpit, des plus gros oiseaux que nous trouvons bien loin de la côte, dont une frégate superbe qui, comme son nom le dit, est vraiment superbe!, des gros poissons sauter au loin (Espadon? Marlin? Bonefish? aucune idée… va falloir améliorer nos connaissances de pêcheurs!).

Charlotte a été malade, pauvre pinotte. J’ai encore pris cette excuse pour aller me coucher avec elle 😉
Une petite heure pour moi, deux heures pour elle. Elle se réveille tout sourire.

Après une sieste d’environ 2 heures, elle se réveille tout sourire, plus de trace de mal de coeur et à environ 1 heure d’arrivée aux Bahamas.

Terre en vue!

Puis, la terre apparaît devant nous! Dernier stress, le passage vers la ville. Il semble être dur d’accès lors de forts vents de l’ouest, selon le Waterguide que nous nous sommes procurés. Nous avons justement des vents de l’ouest… mais pas forts. Plusieurs gros yatchs y circulent avant nous, nous pouvons donc bien discerner le chemin. Finalement, ça très bien été.
Nous arrivons donc à Alice Town, Bimini, plus de 13 heures après notre départ. On prend le premier ancrage que nous voyons. Près du canal et donc dans les vagues que font les méga-yatch, près de la centrale électrique au diesel aussi. Mais bon, on trouvera mieux quand on sera moins fatigués!

La traversée en chiffres : environ 73 miles nautiques, vitesse moyenne 5.6, max 10.7. Selon nos estimations, le moteur consomme environ 2.3 litres à l’heure.

À la fin de notre navigation, Charlotte s’exclame : « Ça super bien été! J’ai juste été malade UNE fois! » 🙂
Moi qui pensait qu’elle perdrait le goût à jamais de naviguer. Elle est forte!
Léo est vraiment bon aussi! Il se sent ble-ble durant toute la navigation mais ne se plaint pas, il tient compagnie à Alex toute la traversée. Nous sommes vraiment fiers d’eux. C’est vraiment nous qui trouvons ce mode de vie plus difficile qu’eux 😉

Nous pensons que le bureau des douanes est fermé à cette heure (vers 17h) alors nous résistons à l’envie d’aller sur terre  puisqu’on ne peut pas mettre le pied SUR le pays si nous n’y sommes pas enregistrés. Ça fait 48 heures que nous n’avons pas mis les pieds sur la terre.

Hum. Nous en aurions vraiment envie! Mais bon, ce n’est pas le moment d’enfreindre les règles. Pas grave, nous avons besoin de sommeil alors nous en profitons pour faire dodo tôt 😉
La terre ferme attendra au lendemain.

Nos aventures aux Bahamas se poursuivront donc avec, en premier lieu, une visite dans les bureaux gouvernementaux 🙂

En face de notre ancrage à Alice Town. De l’autre côté, c’est la petite ville avec des marinas longeant le canal. Mais on est cheap (et les marinas n’ont pas grand chose à offrir) alors on s’ancre près de l’usine d’électricité au diesel. On repassera pour le silence 😉

 

12 réflexions sur “Traversée vers les Bahamas

  1. Ahah! « You see that big piece of white material? » AHAHAHHAHAHAHA!

    Vous avez réussi, les copains! ( Pas que j’en doutais!)
    Vous êtes très inspirants. on vous suit à distance, Téa, Miro et Kamil demandent aussi souvent de vos nouvelles.
    Bravo ZenRoots!

  2. Wow! Toute une aventure, felicitations pour votre premiere traversee. Je vous souhaite beaucoup de plaisir et du beau temps. Ps. Merci de nous ecrire vos recits de voyage, je lis avec grand bonheur vos aventures, vous etes une inspiration. Bonne navigation!!

  3. J’ai beaucoup aimé ce récit. C’est vrai que vous êtes inspirants, ça donne envie de sortir de sa zone de confort. Je vous envie un peu et je me sens privilégié de pouvoir vous suivre. Profitez-bien de la suite !!

  4. Bravo ! C’est toujours un plaisir de vous lire et de suivre vos belles aventures. Vous êtes un modèle à suivre. Bisous des Lapierre-Russell 😉

Laisser un commentaire