Et l’école?

Après une vie sans routine et sans devoir, comment on s’adapte à une vie plus rangée? Comment les enfants vont faire pour suivre les autres élèves qui sont, eux, habitués au rythme et au stress (oui oui!) de la vie scolaire?

Avant la rentrée, j’étais un peu angoissée d’envoyer les enfants à l’école. Tout l’été, j’aurais voulu revoir des notions avec eux pour être sûre qu’ils ne soient pas trop trop en retard en math ou en français. Évidemment, c’était l’été, il y avait les amis et le camp de jour… il y a franchement mieux à faire durant les belles journées ensoleillées, voyons maman! J’aurais pu m’en douter, ça ne leur tentait pas pantoute 😛

Mais comment ça va aller quand ils iront à l’école?!?! J’ai passé l’été à me poser la question entre deux murs à démolir et trois madriers à mettre en place. Hé oui, je vous ai pas dit ça mais on fait des rénos dans notre duplex centenaire! Si ça vous surprend, c’est que vous ne nous connaissez pas depuis longtemps. 😉
Faudra que je vous montre l’ampleur des travaux…

Au moins, les enfants sont allés au camp de jour tout l’été, aucune obligation mais ils voulaient jouer avec des amis et ils ont compris vite que c’était plus intéressant de passer leur journée là qu’avec nous en train de faire des rénos! Ils se sont fait des amis, ont compris qu’ils étaient aussi bien de faire un rang en silence quand s’est demandé et qu’il y a toujours des tatas pour faire des niaiseries ce qui fait poireauter tout le monde. Premier apprentissage : développer sa patience et NE PAS être un tata, idéalement.

En plus de bien les occuper tout l’été, le camp de jour aura servi à bien les préparer pour l’école. Génial pour apprendre à vivre dans un groupe d’enfants du même âge et pour dealer avec une certaine routine puisqu’ils allaient retrouver sensiblement la même sur les bancs d’école.

Mais les devoirs et les examens, comment se sentiront-ils s’ils sont… poches? J’étais très anxieuse qu’ils ne se sentent pas à la hauteur, que leur estime et confiance en prennent un coup. Nous nous étions demandé si on les faisait entrer à l’école à un niveau inférieur pour être SÛRS que ça n’arrive pas. Et puis non, on leur a fait confiance. Puis, à la rentrée, je leur ai répété plein de fois que ce que je voulais c’est qu’ils s’amusent à l’école, qu’ils prennent plaisir à apprendre et que les notes, on s’en foutait.  Qu’ils allaient avoir en masse de temps pour avoir de belles notes après, plus tard (ou même jamais s’ils n’ont pas le coeur à ça finalement mais ça je me suis bien gardée de leur dire!)

Je me préparais à avoir des semaines, voire des mois d’adaptation, de travail supplémentaire pour les mettre à niveau, de frustration après les jours d’école, de devoirs fastidieux.

La rentrée

Avant cet été avec le camp de jour, je passais 100% du temps avec eux. C’est peut-être pour moi que je m’en faisais le plus au fond : mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire quand ils seront à l’école???!? Vous ne serez pas surpris de ma conclusion : c’est moi qui a trouvé ça le plus dur de les laisser tout seuls dans la cour de récré la première journée. Ou de les voir monter dans le bus la deuxième journée…  Tellement classique : la maman qui rush le plus de voir ses oisillons s’éloigner du nid! D’un autre côté, j’étais contente pour eux. Même les mamans poule comme moi aiment voir leurs enfants ouvrir grand leurs ailes.

Tout de même, la facilité avec laquelle ils se sont adaptés à leur nouvelle vie m’a flabbergaster. Pour eux, c’est comme s’ils avaient toujours fait ça… piece of cake. Des pleurs? Pas une fois. Sauf la fois où Charlotte s’est trompée d’autobus à la sortie de l’école et qu’elle s’est retrouvé dans une autre ville, à 20 minutes de la maison! Ah là par exemple… les larmes ont coulées. Sinon, pas une fois depuis la rentrée. Aucun matin de : « J’ai trop mal au ventre pour aller à l’école maman. »

J’ai eu raison de leur faire confiance.
J’ai douté mais la confiance a gagné. Yé!

Il y a bien eu quelques pleurs… après l’école, à cause des devoirs et que l’autre en a pas. À cause que « j’y arriverai jamais! » à retenir 22 mots de vocabulaire. À cause que c’est don’ ben chiant d’être obligée de faire des devoirs plutôt que de jouer au Légo! On a travaillé fort. Puis, on a trouvé des trucs, on s’est adapté, pris confiance de plus en plus. Ça se voyait même en classe, qu’on m’a dit.

Puis, première étape terminée. Bulletin. Un peu d’anxiété est ressortie avant d’ouvrir le pdf! J’ai beau dire que je n’accorde aucune importance aux notes et je suis bien d’accord qu’il ne faut pas comparer les enfants MAIS, j’avais quand même hâte de voir leurs notes ET de les comparer à la moyenne du groupe. C’est complexe les humains après tout, on peut se permettre d’être un peu en contradiction avec nos valeurs parfois…

Et donc…
Après quatre ans d’école sur la route à temps très très partiel.
Après avoir fait un 5-6 mois d’école par année à raison de 1h gros max par jour.
Mes enfants se comparent très très bien à la moyenne! Yesssssss!

Ma conclusion : allez-y faire des voyages en famille et ne stressez pas trop avec l’école. Vos enfants en sortiront grandi et vous-mêmes apprendrez certainement une chose ou deux! 😉

PS : Bonne année 2020 chers lecteurs! Plein de beaux défis et de douceur pour vous!

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